Fabien Fauteux - Les ruelles

14.11.2016

​​photo : UrbArt

 

Auteur, acteur, metteur en scène, scénariste télé (jeunesse, Fan Club, entre autres), et co-fondateur de Michel Michel, un duo créatif qui crée du contenu pour différents médias.
Il signe aussi une série web format BD (Planches de dessins) autobiographique tirée du quotidien de son fils et lui, Nathou et moi . En 2011, il a créé et animé l’émission de radio Histoire d’objets, diffusé sur les ondes de Radio-Canada.


UTILISATION DU VÉLO :
C’est mon mode de transport en été, sauf quand il pleut.

 

QUOTIDIEN // MODE DE VIE :
Plateau. « C’est beaucoup de travail cet été pour moi, soit au bureau dans le Mile-End ou chez-moi sur le plateau. Mon temps, c’est beaucoup écrire. Présentement je travaille sur un show qui se tourne à Lachine (Le monde selon Thomas Gauthier pour Vrak TV).»

MEILLEURES ADRESSES :
« Depuis la naissance de mes enfants, je suis assez "vie de famille", moins sociale. Je vois mes amis proches, mais sinon je fais moins de réseautage que je faisais. »

 

ENDROITS PRÉFÉRÉS :

« Les places que je fréquente, ce n’est pas trop loin de mon travail ou de ma maison… La Panthère verte dans le Mile-End, je suis souvent là. Café Kitsuné, Café St-Henri. Dans le temps que je travaillais à Radio-Canada, j’aimerais beaucoup Le Pourquoi Pas. J’aime beaucoup Chez José, qui est une place de lunch toute simple, mais ça donne l’impression d’être en Californie… C’est hyper éclectique. La bouffe est super simple, mais c’est super bon. Un des meilleurs sandwichs en ville. Sur St-Laurent, Schwartz c’est pas mal un endroit de prédilection.
Faire du vélo avec les enfants pour aller dans les ruelles, dans le Parc Laurier, Parc Lafontaine, sur les pistes cyclables, on aime beaucoup ça aussi, on est assez vie de famille de quartier. »

 

VISION DE LA VILLE :
« J’ai grandi à Montréal. D’un côté je suis très content de chanter ses louanges, mais de l’autre côté... Tsé, si t’habites dans une maison centenaire, c’est mon cas, moi j’ai acheté la maison de mes parents où j’ai grandi, c’est très vieux, ça a énormément de cachet, c’est une maison du 19e, remplie de moulures et de verres sculptés. Moi, je ne vois plus ça. C’est chez-nous depuis toujours! Mais quand les gens viennent pour la première fois, ils trouvent ça WOW! C’est pareil avec Montréal… C’est par les visiteurs qu’on réalise à nouveau la beauté de la ville.

Les ruelles, par contre, c’est particulier à Montréal d’avoir une ville parallèle derrière la ville… Tout d’un coup c’est plus organisé, c’est un peu anarchique. Il y a des ruelles vertes. Il y en a qui installe des fleurs… C’est complètement hors circuit…

Quand j’étais petit, il y avait plein de terrains vagues. Ça n’existe plus, ça.

 

Le Local des Sciences de l’UQAM, c'est toute ma jeunesse . C’était un terrain vide c’t’affaire là! Il y a des trucs qui sont l’fun… D’autres moins.


Quand j’étais petit, je voyais tout le bas de la ville comme un trou dans le quartier. Maintenant il y a des condos de luxe qui ont complètement bouché la vue! Mais c'est vivant par contre.

Sur le plateau tout le monde chiale à cause du maire Ferrandez. Moi, je regarde ça au quotidien. Sur les trottoirs maintenant du plateau, ils ont installé des plate-bandes, avec des fleurs. Il y en a partout! C’est un détail, mais moi je trouve que ça améliore tellement le quartier! En remarquant les détails, ça donne une qualité de vie.

 

Les effets de mode ne m’intéressent pas tant que ça! Des fois je passe devant un resto en me disant : « Ah! Ça c’est le resto à la mode! » Je préfère trouver les places où il n'y a pas trop de monde.
Il y a plein de détails qui font que la ville évolue. Juste moi dans mon quartier où j’ai grandi, il n'y avait pas d’enfants. Maintenant il y en a plein sur la rue Laval! Il y a une réappropriation de la ville par les familles. »


ÉLEVER DES ENFANTS DANS LA VILLE :

« Quand j’étais petit, j’ai eu une passe où je fantasmais sur la banlieue. Je voulais jouer au hockey dans rue! Mais depuis, il y a des aménagements pour les enfants et les familles. À 15 minutes de chez nous, il doit y avoir au moins 12 parcs! Ce n'est pas comme à New York où c’est impossible d’avoir des enfants à Manhattan! C’est quand même stressant de me promener avec mon fils à vélo tout de même. Les infrastructures de vélo manquent un peu à Montréal.

 

Mes parents ont un chalet dans les Laurentides et on y va souvent avec les enfants. On est devant le lac et les enfants trippent. Mais il y a beaucoup plus de stimulations et de distractions en ville pour eux! Tu peux faire mille activités en une journée.On s’ennuie jamais en ville. »

 

MONTRÉAL QU'IL AIME :
« Les musiciens : Arcade Fire, Benoît Paradis (« j’adore sa musique et c’est un ami»). On a beaucoup d’artistes qui font des murales. Je m’arrête toujours devant.
D’un point de vue entrepreneurial : la gang des Givrés sur St-Denis, j’adore leurs produits et c’est des jeunes comme moi, et de voir la passion et la façon dont ils ont partis de leur affaire… C’est le genre de monde avec qui j’aimerais ça jaser! Ils se sont vraiment démarqués, malgré la compétition. Sur Saint-Denis depuis quelques années c’est un peu triste, mais il y a beaucoup de commerces qui ferment, et eux tiennent le fort. Ils travaillent vraiment fort cette équipe-là.Je me suis beaucoup intéressée à l’entrepreneuriat à Montréal, c’est très dur, très exigeant, mais il y a des gens qui partent des affaires intéressantes. La panthère verte c’est un autre beau succès. De plus en plus les petits commerces de proximité ont de la compétition. Des Tim Hortons il n'y avait pas ça à Montréal avant!C’est mon côté militant qui sort. Mais moi, je n'ai jamais compris pourquoi un Montréalais irait chez St-Hubert quand il peut aller chez un poulet portugais! Pourquoi j’irais chez Starbucks quand l’autre coin de rue il y a le plus beau café de St-Henri? »
C’est mon côté militant qui sort. Mais moi, j’ai jamais compris pourquoi un Montréalais irait chez St-Hubert quand il peut aller chez un poulet portugais! Pourquoi j’irais chez Starbucks quand l’autre coin de rue il y a le plus beau café de St-Henri? »

 

L'HISTOIRE DE MONTRÉAL :

« Il y a des spots inusités à Montréal : piste cyclable vers Lachine, près du Bassin Peel, vieux building du CN, désaffecté depuis 30 ans sûrement. Il est encore là… Comme ça appartient au CN, ça doit être interdit d’en faire quelque chose… À chaque fois que je passe devant, je me dis que ce serait le fun de mettre un café là-dedans pour les gens en vélo! Y’a pas d’autres moyens d’aller là! Il y en a encore des endroits comme ça…
 

Avant, je faisais du théâtre et je spottais des endroits où ce serait le fun de faire des happenings. Le long du Canal Lachine ce serait intéressant avec ses immeubles délabrés. Silo Numéro 5, il est encore là, personne ne fait rien avec. Ça a quelque chose de patrimoinal,. Je trouve ça presque l’fun que rien ne soit fait avec.
Coin St-Laurent/Sherbrooke : un immeuble unique qui est devenu un hôtel… Musée Juste pour Rire, ce qu’il est devenu maintenant. Aspect historique intéressant.

Guillaume Lavoie : Il vient de sortir des sortes de ballado historiques montréalaises, tu fais des ballades dans les quartiers et ça donne un effet de réalité augmenté. Je pense que c’est un fier Montréalais. Fondateur Mission Leadership. »

 

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