Petit traité de vélosophie

 

Pas nouveau mais tellement actuel! Avec cet ouvrage édité en 2000, Didier Tronchet se place en précurseur du mouvement Slow Bike. Bien sûr, le ton de son pamphlet est ouvertement et comiquement de mauvaise foi, mais il fait tout de même réfléchir sur la présence du vélo et de la voiture en milieu urbain.
D'ailleurs même le terme de "milieu urbain" est significatif, car ne voit-on pas de plus en plus de centres-villes devenir de beaux espaces libres, inspirant et respirant pour piétons délestés du stress du volant.

À lire en contexte de l'époque.

« Et si le vélo était avant tout un moyen de déplacement intérieur ? Une formidable occasion de redécouvrir la ville, mais aussi soi-même... A travers une foule d'anecdotes savoureuses, d'envolées théoriques implacables et volontiers cocasses, sans oublier quelques bouffées d'indignation pamphlétaires contre la barbarie automobile, ce Traité de vélosophie démontre, par l'humour, que le vélo est un outil libérateur de la pensée. Sur un ton léger, mais percutant, l'auteur propose une manière inédite de penser la ville de demain, une ville enfin redevenue humaine après s'être vouée au totalitarisme motorisé. Aussi, quand vous verrez passer un cycliste, ne vous fiez pas à son allure inoffensive. A sa façon il est en train de changer le monde...»

Inspiré du mouvement Slow Food, le Slow Bike est à l'état embryonnaire. Juste l'idée d'un tel mouvement fait réfléchir sur notre mode vie. Au Danemark, l'efficacité passe avant la performance, contrairement au reste de l'occident. On est si performant qu'on fini par s'oublier.

« Quand je vois un cycliste avec son casque, des gants, des vêtements aérodynamiques, je me dis toujours qu'il est habillé pour faire une connerie dangereuse. L'adepte du Slow Bike ne se change pas pour se déplacer en vélo, en allant travailler ou faire ses courses. Il circule à une vitesse qui permet de mesurer chaque coup de pédale tout en ayant assez de marge de manoeuvre pour éviter las danger. Circuler lentement permet de rester en contact avec son environnement. Pensez à tous ces petits détails de la vie urbaine que vous pouvez manquer en allant trop vite, allant jusqu'à oublier d'acheter la pinte de lait prévue avant de partir.
Les gens sont beaux, arrêtez de les dépasser, vous risquer de rater une occasion au feu rouge.»

 

 

 

 

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