Galerie Blanc : la galerie qui prend ses airs.

 

Blanc est un tout nouveau concept de galerie à ciel ouvert qui propose une expérience d’exposition en plein air, à la merci du temps et des intempéries. Accessible jour et nuit, Blanc a pour mission de faciliter les rencontres entre l’art et le public. C’est une idée originale conçu par Alexandre Berthiaume de FUTIL. Elle fut réalisé en association avec la SDC Village et la Ville de Montréal.  

La galerie blanc dans la plus grande tradition moderniste, utilise un minimum de ressources pour cerner un espace et créer une expérience unique tout en procurant un lieu épuré propice à la mise en valeur d'oeuvres artistiques. Cette expérience provient de la ligne trouble entre l'intérieur et l'extérieur. De l'espace familier dans un contexte dénaturé. L'environnement direct devient l'acteur principal de cet univers. Tous les sens sont stimulés. Même le sol se veut tactile et auditif. Ce sont tous ces éléments qui forment blanc.

 

Galerie Blanc
1114 Sainte-Catherine E, coin Amherst
Montreal, QC
galerieblanc.com

 

photos : Alexandre Berthiaume

 

EXPOSITION 2018

JUXTAPOSITION

 

par Nicolas Denicourt, commissaire

 

Cette exposition propose un remixage du passé, du présent, de l’ici et de l’ailleurs. Puisant dans la culture numérique comme dans l’art populaire et la peinture ancienne, les oeuvres présentées revisitent les codes visuels pour mieux les détourner. Ces manipulations projettent avec elles l’héritage culturel propre aux artistes exposés et nous amènent à nous interroger sur la manière dont nous définissons notre identité. Réparties selon un parcours ludique ponctué par différents référents et symboles qui ont influencé la démarche de chacun des créateurs, les oeuvres sont portées par une volonté d’éclectisme. Elles explorent les notions d’échange et d’authenticité à l’heure où les images circulent plus que jamais. Juxtaposition met en valeur des pratiques axées sur les possibilités nouvelles offertes par les technologies numériques, reflétant ainsi un monde en transformation.

 

​​DOMINIQUE PÉTRIN
www.dominiquepetrin.com

 

Installation évolutive :
L’artiste fera des interventions sur place en ajoutant des éléments au cours de la saison estivale.
Dominique Pétrin est une artiste visuelle autodidacte qui vit et travaille à Montréal. Sa pratique se concentre dans la réalisation d’installations in situ de papier sérigraphié. Au fil des années, sa production a évolué de la peinture murale inspirée de la période gréco-romaine à une oeuvre complètement immersive dont l’architecture rappelle la configuration des espaces Internet. Souvent éphémères et conçues spécifiquement pour leur environnement, les installations monumentales qu’elle crée tirent leur influence des fresques de Pompéi, de l’histoire de l’ornementation et de la culture web. Pétrin a été membre du groupe de rock pétrochimique Les Georges Leningrad de 2000 à 2007 et a collaboré avec Sophie Calle, Pil and Galia Kollectiv (Londres), les chorégraphes Antonija Livingstone (Berlin), Jennifer Lacey (Paris) et Stephen Thompson (Paris) dans la performance Culture, Administration & Trembling. Elle a également attiré l’attention internationale grâce à son association avec l’artiste Banksy pour son récent projet en Palestine intitulé The Walled Off Hotel. Elle a été sélectionnée pour le Prix Louis-Comtois en 2017 et finaliste pour le Prix Sobey pour les arts en 2014. Son travail a été exposé à travers le Canada, en France, aux États-Unis, en Belgique et au Royaume-Uni.


​​SONNY ASSU
www.sonnyassu.com


Présenté en collaboration avec La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA)


Sonny Assu (Liǥwildaʼx̱w/Kwakwaka’wakw) est un artiste interdisciplinaire basé à Campbell River en Colombie-Britannique. Conjuguant différents médiums, comme la peinture, la sculpture, la photographie, de même que les arts numériques et imprimés, sa pratique est guidée par une volonté de traduire son expérience en tant qu’Autochtone vivant sur un territoire colonisé. Les oeuvres présentées ici, tirées de la série Interventions On The Imaginary, donnent à voir des scènes à priori incongrues : des formes ovoïdes aux couleurs vives inspirées de l’iconographie traditionnelle de la côte nord-ouest sont superposées à des reproductions numériques de peintures célèbres de l’histoire de l’art canadien. Particulièrement révélateurs, les titres choisis signalent d’emblée le ton subversif adopté par Assu. Véritables ovnis venus mettre en doute les mythes et stéréotypes véhiculés par de telles représentations du pays et de ses habitants, les ajouts apportés montrent à quel point ces tableaux anciens tiennent de la fiction. En plus de défier le regard colonial, l’artiste s’attaque à la conception selon laquelle les peuples autochtones seraient sur le point de disparaître en ayant recours au langage et à la technologie d’aujourd’hui. Les oeuvres d’Assu font notamment partie des collections du Musée des beaux-arts du Canada, du Seattle Art Museum et de la Vancouver Art Gallery.
Presented in collaboration with the Contemporary Native Art Biennial (BACA)

 

​​JAMES KERR / SCORPION DAGGER
www.scorpiondagger.com


Présenté en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal


James Kerr est un artiste numérique établi à Montréal principalement connu pour son projet de gifs animés Scorpion Dagger, dans lequel il juxtapose ses propres illustrations à des découpages tirés de peintures anciennes. Il met ainsi en scène des univers inédits agissant à la manière de commentaires satiriques sur l’ère moderne et la culture pop. Ce qui avait commencé comme un phénomène en ligne s’est aujourd’hui transformé en un projet d’envergure se déclinant en différents lieux. Les présentes oeuvres sont le fruit d’une collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal, Kerr ayant revisité des tableaux issus de leurs collections. Ses gifs ont été présentés dans plusieurs galeries à travers le monde. L’artiste, qui exécute régulièrement des commandes, compte parmi ses clients The New York Times, Gucci et Adult Swim. Son travail a même attiré l’attention du célèbre réalisateur Jim Jarmusch, qui a invité Kerr à créer des séquences animées pour le documentaire Gimme Danger, rendant hommage à Iggy Pop et The Stooges. La première mondiale du film a lieu lors du Festival de Cannes en 2016.


​​LIVE WILD
www.thelivewildcollective.com


Né en 2014, Live Wild est un collectif réunissant sept artistes issues de milieux variés, soit Charlotte Fos; Anna Hahoutoff; Marguerite Horay; Lucie Khahoutian; Lila Khosrovian; Camille Lévêque et Ina Lounguine. Live Wild embrasse une vaste gamme d’influences, allant du dadaïsme à la propagande soviétique, en passant par le folklore et l’esthétique post-Internet. Multidisciplinaire et défiant toute catégorisation, la production du collectif se déploie à travers diverses formes d’expression, dont le collage, la photographie, le gif et la vidéo. La démarche de Live Wild est ancrée dans les idées de mémoire et d’identité, reflétant les origines multiculturelles et le parcours complexe des individus qui composent le groupe. Conçues selon la logique du cadavre exquis, leurs oeuvres examinent, non sans humour, la posture de l’artiste et la véracité des images. Le travail du collectif allie de cette manière des stratégies développées par les avant-gardes artistiques à un langage visuel résolument contemporain.

 

​​VICTOR OCHOA
www.elektra.operademontreal.com


Présenté en collaboration avec l’Opéra de Montréal


Agamemnon (2015) - Pour la production Elektra de Richard Strauss à l’Opéra de Montréal
Modèle 1/7 - Résine de synthèse et marbre
Victor Ochoa est un sculpteur espagnol à qui l’on doit des oeuvres monumentales d’une beauté et d’une force exceptionnelles que l’on retrouve autant en Europe qu’en Amérique. Actuelles et accessibles, ses sculptures émeuvent les amateurs d’art autant que les néophytes et enorgueillissent les pays qui les présentent. Au sujet de l’oeuvre, le sculpteur écrit : « Agamemnon » représente pour moi l’être nu, vulnérable, confronté à son destin tragique alors qu’il est assassiné dès son retour de la guerre de Troie. Sa fille Elektra, obsédée par le spectre colossal de son père, nous entraînera dans sa folie amoureuse, sa vengeance et son ultime immolation. » La présentation d’Elektra de Richard Strauss fut un moment fort dans l’histoire de l’Opéra de Montréal : non seulement s’agissait-il de la première mise en scène de l’oeuvre au Québec mais aussi l’occasion d’une collaboration entre l’Espagne et le Canada à travers le talent unique de Victor Ochoa. Yannick Nézet-Séguin dirigeait l’Orchestre Métropolitain ainsi qu’une brillante distribution internationale mise en scène par Alain Gauthier.

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