• par Alec Stephani

Faut pas se casser le bécyk!


Bon, c'est le printemps... Ahh!! Enfin....

Enfin... presque!!! Il pleut encore des fois et c'est pas mal "frette"...

C'est l'occasion de faire un petit "check-up" de sa monture pour qu'elle soit prête sitôt le VRAI printemps revenu. Évidemment, bien des blogues et des sites traitent de la question et il est facile de trouver de l'information sur le sujet. Alors je ne partirais pas dans les "meilleurs" conseils d'entretien, car chacun a sa méthode, sa philosophie. Tant que ça marche... Mais si vous voulez vraiment le savoir, il y a deux façons de s'y prendre : Ne pas se casser la tête et apporter son vélo chez son mécano préféré pour faire l'inspection est les ajustements nécessaires ou trouver ladite information technique et mettre la main à la pâte, c'est-à-dire le faire soit même. De là à penser qu'il y a deux types de cyclistes urbains : ceux qui ne veulent pas se salir les mains et les autres. Oui, c'est facile à dire et un peu réducteur, mais c'est un peu vrai. Dans le groupe des "autres", il y a ceux qui font leur possible pour éviter de soi-disant perdre du temps au magasin, et économiser de l'argent. Ce n'est pas toujours la meilleure solution, surtout si on s'improvise grand connaisseur de la mise au point. Bien sûr, il est toujours bien d'apprendre "sur le tas", mais cela implique des essais et surtout des erreurs... Mais bon, on peut toujours essayer et avec le temps devenir le meilleur mécano pour son propre vélo. Cela aura l'avantage que si une fois en route il y a un pépin, et si vous avez acquis une certaine expérience, vous ne vous retrouverez pas coincé par un bris mineur en plein parcours. Il y a ceux aussi qui en mangent de la mécanique et qui aiment comprendre en démontant tout ce qui leur passe entre les mains. Ils ont déjà un sens et une expérience de la question. Ils sont du genre à mettre en pièces leur vélo et restaurer chaque pièce avec amour et soins. Je peux les comprendre, j'étais comme ça avec ma moto. Le jour où j'ai compris que je ne comprenais rien, je me suis attelé à ouvrir les manuels techniques (pas celui de l'utilisateur, non, non, plus sérieux que ça!) et j'ai entrepris de mettre en pièces ma moto durant l'hiver (pas mal plus de pièces qu'un vélo!!) pour entièrement la ré-assembler et apprendre à la vitesse grand V les rudiments de la mécanique et de l'électrique. D'ailleurs le jour où j'ai tourné la clé de contact, appuyer sur le "starter" et que le moteur à gronder de bonheur de revivre, vous auriez pu voir le gars le plus fier sur la planète. Mais il n'est pas nécessaire d'aller aussi loin. Le seul conseil d'entretien hivernal que je pourrais vous donner c'est de prendre soin de votre vélo le reste de l'année. En effet, je vois trop souvent des vélos qui se sont fait manger par des mâchoires de porte-vélo de voiture, des vélos qui sont tellement sale que leur huile et leur graisse forment une boue solide et collante qui ne lubrifie plus rien, des chaînes qui ont l'air d'être fait en bois tellement elle sont ocre et brune de rouille. D'ailleurs un bruit sur un vélo, que ce soit un grincement ou un cliquetis inhabituel est un rappel qu'il faut faire un petit quelque chose qui améliorera le plaisir de rouler, et par le fait même, la vie de votre vélo. Ça ne prend pas des heures et des heures d'entretien, simplement du respect et de l'attention. Votre vélo le vous rendra bien. En fait il vous donnera ce que vous lui donner. La mécanique c'est comme ça : impartiale!

Photo : œuvre de Robert Doisneau, photographe, pour le film de Jacques Tati