Passage - Alex Paillon

29.01.2018

 

Froid et vent, qui s’engouffrent entre les bâtiments, qui créent des courants d’air comme des claques dans le visage. On plisse des yeux, on plie l’échine. On maudit l’hiver.

Mais cette lumière, ces reflets. Ça ne vient plus uniquement du ciel. Ça rebondit partout sur la blancheur, et même la grisaille. Et ces contrastes, ces clairs obscurs uniques à cette saison. Et ces éblouissements lorsque l’astre perce la brume…

Alors le flot de lumière rentre dans nos corps autant que le froid. Ça nous ébranle, ça nous submerge. Et on continue à marcher. Marcher sur ce sol soit mouvant, soit trop dur. Et on glisse. On glisse dans l’hiver. On râle, on regrette. Mais on vit ici. Ce n’est pas un pays disait l’autre, c’est l’hiver.

 

 

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photo : alexpaillon.squarespace.com

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BIO D'ALEX PAILLON

 

 

 

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