Bonjour, je suis un PC. Bonjour, je suis un Mac!

 

Avec le retour des Bixi dans nos rues, la question de la facilité de rouler en ville en vélo se repose encore, comme si on n'en avait jamais parlé..

 

Et si on parlait de Paris? Aah, Paris! Quelle ville magnifique, grouillante, effervescente, voire un peu, pas mal agressive sur la rue, et pas seulement par les Parisiens eux-mêmes. Agressive par sa circulation. C'était à croire qu'à chaque feu vert, les automobilistes et conducteurs de scooters se pensaient au départ d'un grand prix de formule 1. Que de vacarme pour pas grand-chose!

 

Parisa, j'y étais il y a quelques temps.


Je me suis demandé comment le cycliste ordinaire pouvait se sentir au milieu d'une telle jungle sonore et cinétique. Je me voyais mal y appliquer le "Slow Bike" dans ce brouhaha! Mais à voir les visages relativement sereins des cyclistes, j'ai vite compris que l'homovélocipédique est capable de s'adapter à son environnement quel qu'il soit.

J'ai constaté alors qu'il existait de nombreuses voies désignées, protégées, sécurisées pour le pourcentage de personnes ayant choisi la bicyclette pour se déplacer dans Paris. Que ce soit de larges sections empruntées sur les trottoirs, ou des voies partagées hors circulation. Bon, ces voies-là, il faut les partager avec les autobus et les taxis... Pas toujours très rassurant.

Mais dans l'ensemble, les grands boulevards sont très praticables. Le problème, il m'a semblé, est bien plus dans les petites rues étroites où l'on se fait frôler par des Fangio et Schumacher de ce monde.

 

Et que dire du Velib? Omniprésent! Alors là, ça roule! Il n'y a pas de doute. Il faut dire que le système est implanté depuis plus longtemps que le Bixi (15 juillet 2007). Il est devenu une véritable habitude de transport. Et j'ai même testé la chose. En termes de design, je l'ai trouvé très français. À vous de déterminer s'il s'agit là d'un commentaire positif ou négatif! Ha!

 

​​L'allure du vélo est en droite ligne avec un certain design français des années 40.
Il m'a fait penser à une 2CV de Citroën. Structurellement, il s'agit d'un vélo relativement conventionnel, affublé de toutes sortes de protecteurs alourdissant ses lignes. Quelles lignes d'ailleurs? Sans chauvinisme aucun, je n'ai pu m'empêcher de faire la comparaison avec notre Bixi dont la conception est partie de zéro, faisant en sorte que chaque pièce est conçue exclusivement pour ce vélo et son utilité. Et une petite voix m'a dit « On ne compare pas des pommes avec des... patates! » Même couleur ce Vélib, d'ailleurs! Bon, vous l'avez compris, question esthétique, je le trouve relativement laid et surtout très passéiste.

Question géométrie, il s'est avéré pas si mal de conduite quoique dangereusement sur-virant en demi-tour. Question mécanique, les trois vitesses fonctionnent bien mais les freins tambours sont tellement faibles que j'ai cru, au premier essai que le vélo n'avait même pas de freins!. Mais les autres n'étaient guère mieux. Et que dire du poids! D'accord, impossible de faire robuste sans faire lourd. Bon, il faut vivre avec cela!

​​​​Là où il a eu le principal bémol, voire, la majeure dissonance, c'est sur la convivialité de la borne de location. Comme on dit en bon français : C'est loin d'être "User frendly!". Il a fallu s'y reprendre à plusieurs fois avant de saisir le manque d'ergonomie visuel et informatif de la machine. Même un abonné, sollicité sur place, n'a presque pas pu nous porter secours car, dans son cas, il avait simplement acheté une carte magnétique dans un commerce, et donc jamais utilisé ladite borne.


Bref, je me suis vite ennuyé de notre Bixi. « Bonjour, je suis un PC. Bonjour, je suis un Mac!

 

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