• par Alec Stephani

Le Slow Bike

À vrais dire, il y a certainement déjà plusieurs définitions du Slow Bike. Mais s’il fallait que l'on définisse selon ce qu'on ressent de cette démarche, ce ne serait pas par « lenteur » mais bien par « calme », ce ne serait pas non plus par « vélo », mais plutôt par « objet ». Objet dans le sens de design, d’outil, de fonctionnalité et d’esthétisme. Attrait de l’objet? Oui, cet attrait qui fait qu’on est poussé à utiliser l’objet et, dans un sens, à le respecter. Mais c’est avant tout ce fameux « calme », si rare en milieu urbain qui est à la base du concept. Si rare? En fait, pas si difficile à trouver si on pense autrement. Il faut savoir redéfinir son trajet, se déplacer en s’écartant du brouhaha effervescent et grondant de la ville. Il est de ces rues, dans toutes villes aussi achalandées soient-elles, qui sont baignées de sérénité, même, quelquefois, juste à côté d’une grosse artère.

En observant nos congénères vélocipédiques, on réalise que la plupart d’entres eux sont en fait des automobilistes à deux-roues qui établissent leurs parcours cyclistes selon ce qu’ils connaissent derrière un volant. Alors pas étonnant que ceux-ci se retrouvent quelques fois dans des situations mal adaptées à leur nouvelle condition. Et c’est probablement ceux-là mêmes qui témoignent au tout venant des dangers du cyclisme en milieu urbain.